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Comment évaluer ?

Les compétences attestées par le B2i ont pu être acquises dans des situations très diverses, et souvent en dehors du cadre scolaire : c'est pourquoi la démarche d'auto-positionnement de l'élève est importante dans cette évaluation.
Mais il convient de valider des acquis stabilisés. Pour cela, plusieurs évaluations préalables, de type formatif, et si possible dans des contextes différents, permettront de s'assurer de l'installation durable des compétences concernées.
En outre, il est nécessaire d'identifier assez tôt les items non maîtrisés, pour mettre en place des situations d'apprentissage. Le B2i école définit le niveau attendu en fin de CM2, et le B2i collège celui correspondant au socle commun de connaissances et de compétences pour l'enseignement obligatoire : les enseignements disciplinaires doivent assurer, en relation avec leurs objectifs spécifiques, la formation nécessaire.

Les activités proposées dans le document d'appui sont des indications pour aider à la conception de ces phases successives : évaluation diagnostique, apprentissage et évaluation formative, évaluation sommative permettant la validation. Au cours de ces activités, réalisées en liaison avec la feuille de position, les élèves pourront prendre conscience des compétences acquises et en demander la validation.


« À la demande de l'élève »

Tout au long de sa scolarité, l'élève est invité à porter un regard critique sur ses propres savoir-faire ; quand il estime avoir atteint une compétence, il en demande la confirmation à un enseignant. L'arrêté du 18 décembre 2007 (www.legifrance.gouv.fr) donne à tout professeur la possibilité de valider les items qui figurent sur les feuilles de position, à la demande des élèves ou non.

Cette démarche a deux avantages :

Pour l'enseignant


Elle permet un accompagnement plus personnalisé de la progression de l'élève. La connaissance de base des outils de l'information et de la communication est enseignée collectivement, notamment dans les cours de technologie, mais leur usage raisonné nécessite que l'élève ait plusieurs occasions de mettre en œuvre ce qu'il a appris ; or ces occasions interviennent rarement pour tous les élèves en même temps, sont réparties entre différentes disciplines, et certains peuvent se former ou s'exercer chez eux. L'auto-positionnement de chaque élève permet de prendre en compte ces parcours personnels.

Ce suivi individualisé présente un double intérêt. D'une part, quand leur savoir-faire a été vérifié, certains élèves peuvent devenir une aide pour les autres. D'autre part, l'enseignant peut s'appuyer sur les feuilles de position du B2i pour repérer les élèves qui ont besoin d'une prise en charge spécifique. Certains projets (exposés, sorties, IDD, TPE, projets d'action culturelle...) offrent des contextes propices à une utilisation raisonnée des nouvelles technologies, mais rarement pour la totalité des élèves d'une classe : l'enseignant donnera alors la priorité à ceux qui en ont le plus besoin en organisant le travail des groupes.

Pour l'élève


Elle le stimule en le rendant acteur de sa formation.
L'élève doit mesurer ses acquis, faire une démarche pour en demander la confirmation, et s'il s'est trompé, il n'est pas sanctionné par une mauvaise note, mais seulement invité à progresser jusqu'à ce que la compétence puisse être validée. On devra, si on veut conserver ce caractère valorisant, tenir compte du fait que l'élève doit apprendre à s'autoévaluer, et considérer ses erreurs d'appréciation comme des étapes dans cet apprentissage.

Le dispositif suppose une responsabilisation préalable de l'élève, qui ne doit pas demander une validation s'il n'a pas lui-même vérifié sa compétence.

Par ailleurs, cette méthode favorise l'acquisition d'un vocabulaire précis par la confrontation aux libellés des items ou à leur explicitation réalisée dans le cadre de la classe.

Il est à noter que certains systèmes de suivi du B2i valorisent le dialogue entre l'élève et l'évaluateur. En permettant à l'élève de proposer ses propres supports et pistes d'évaluation, les systèmes de portfolio papiers ou numériques développent l'aptitude de l'élève à raisonner et à communiquer à propos de ses propres capacités. Il est par la suite mieux armé pour aborder la communication avec des formateurs, maîtres de stage, recruteurs ou tuteurs.

Rôle de l'enseignant

L'auto-positionnement peut être facilité par des informations préalables.
L'enseignant peut indiquer aux élèves notamment :

Tous les enseignants peuvent participer à ces validations.

L'élève doit aussi être informé de l'organisation mise en place dans l'établissement ;

Il est rappelé que des outils de gestion et de suivi du B2i sont souvent préconisés par les académies et départements et permettent de faciliter ce travail d'organisation.

Évaluer une compétence TIC

Les manières de vérifier une compétence peuvent varier selon les personnes et les items mais l'évaluation doit se faire dans un contexte d'usage et non par des « tests B2i » :

Par ailleurs, certains domaines comme le domaine 2 « Adopter une attitude responsable » ou certains items comme C.4.5 « Je sais sélectionner des résultats lors d'une recherche (et donner des arguments permettant de justifier mon choix) » peuvent être mis en œuvre lors de travaux de production d'un exposé, rapport, TPE, comptes rendus de visites...

Il est enfin possible d'attribuer des items à certains élèves ne l'ayant pas demandé.

Télécharger les feuilles de position
(http://eduscol.education.fr/)